Mes écrits
| Sur la vague, tout s’est apaisé L’océan a continué, ne s’est pas retourné Ignorant la souffrance … Sur la vague, le bleu s’est posé Plus bleu que ciel, et le nuage a délavé Les larmes venues d’hier … Larmes des ailleurs, d’anciennes colères Vestiges enfouis dans l’enfance Larmes décolorées Au fur et à mesure du temps passé … Je garde, sur mes lèvres, un sourire Il t’accueillera bientôt …. Comme avant ! |
| C’est un dimanche tranquille Comme une danse promise Par le vent de la vie … C’est un dimanche calmé Reposant son esprit En son cœur abasourdi .. de beautés C’est un dimanche perlé De mots brodés … de soie et d’or De poèmes et de chants De livres et de parfums De ces petites choses qui composent … Un peu de la vie C’est un dimanche de rien Un jour parmi tant d’autres A écrire, à penser, à lire et à aimer Un dimanche endimanché |
| J’ai envie D’un bonheur renouvelé D’un esprit unifié D’un corps léger D’un peu de blanc ici ou là Et quand tu en auras assez De colorer le gris de mes journées Tu viendras t’asseoir près de moi Pour contempler Le bonheur nouveau né |
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La vie nous réserve parfois … Des surprises Au détour d’un chemin On avait laissé un peu Les jeux enfantins, l’adolescence Et puis voilà qu’en un jour Tout recommence La vie parfois se déguise Et si nous nous laissons faire Nous serons les premiers A être émerveillés |
| J’ai posé sur la table du salon Une photo jaunie, souvenirs … Moments figés de ton enfance L’enfant marche toujours trop vite … Vers son destin L’avenir est une caresse, une promesse Un grain de sable jeté dans ton cœur Pour rejoindre un peu mon cœur J’ai posé sur la table du salon Une photo jaunie, souvenirs …. Demain j’en ferai des chansons |
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Le silence Il est un refuge nécessaire Dans la nuit des colères Il panse les blessures Et apaise l’âme pleureuse Quand les paroles ne servent plus Quand les mots s’abandonnent Quand le fil est rompu Le silence Abrite le cœur qui pour un instant Ne sait plus s’il est cœur Ne voit plus qu’il fait beau Ne peut plus continuer Au risque de se perdre … à jamais |
| Mes tourments se sont enfuis Un matin ils ont quitté mon nid, mon lit, mon insomnie, ma vie … Mes tourments se sont dits Qu’ils ne pouvaient plus rien pour moi Qu’il me fallait comprendre Et apprendre toute seule Apprivoisant, pas à pas, Mes possibilités si fragiles, Et la démesure, de ce que je croyais possible Mes tourments m’ont tourné le dos Je les entends rire de moi Se moquer, à l’improviste, et continuer la route … Mes tourments, je les oublie Pour un jour à saisir, à offrir en lumière Un jour de paix et d’océan calmé Alors, sur le fleuve tranquille, Le paysage renaît, tout éclate dans sa beauté |
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Je veux tout apprendre de toi Me laisser voler toute entière Dans l’eau et le mystère De ton regard charmeur Je veux m’emprisonner le cœur Dans ta prison de verre Dans ta maison bleue Celle qui est là, dans tes yeux Peu importe, château ou chaumière Je n’en veux que la lumière …. |
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Ma préférence |
| Gourmandise Sur la peau de pêche ou dans la robe charnue d'une cerise je m'étourdie, me déguise deviens comme mousse ... légère presque vanille, pour un peu de miel Sur les lèvres dans la pensée d'une marmelade j'accentue le regard suave et mets ma chemise couleur fraise pour sortir ce dimanche parfum de la violette et senteurs d'oranges odeurs de la terre mêlées à celles du vent la brise a des allures de citrons verts et des yeux couleur de menthe Croquante, troublante, la vie a ses mystères nous en cherchons le goût en trouvons parfois l'amertume les années défilent, les parfums demeurent ... |
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Je ne suis pas Je ne suis pas |
| En écoutant Bach ... Comme un matin qui s'allonge au soleil La musique respire et s'étend Des voix venues du ciel Comme les anges, s'appellent et se répondent pour un Gloria Le printemps est entré dans sa gloire Il resplendit de lumière et de joie L'enfant que nous étions encore hier semble reprendre souffle, dans le jardin des jours heureux Larmes des pères, douceurs des mères Tout est revenu Comme un instant de paix qui se voudrait éternel Alors que la flûte s'envole, et que mille trompettes la suivent dans sa course éperdue L'harmonie des paroles Quand pleure le violon En écoutant Bach Cette messe en si mineur ... l'âme s'élève, au-delà de tout |
Le tendre écho des souvenirsUne rue, des chansons,
Du pays de ma maison |
| Il y a dans la vie la porte ouverte du doute le soir profond La nuit et son incohérence l’ombre de l’ombre et des pourquoi, Autant de questions Du fond des cœurs Il y a dans la musique le chant de l’eau la gaieté d’un oiseau le rire d’un enfant la naissance d’une fleur le sourire du printemps du fond des temps Il y a dans l’espoir Une page d’espérance Des lignes blanches Un cahier d’écolier A remplir jour après jour Une flamme Pour ton âme Du fond de l’amour Il y a de l’amour A revendre ou à apprivoiser Et c’est ainsi que je t’écris Du fond du soir Un jour froid de janvier, Un petit poème, en amitié, Pour te dire, simplement Mes pensées |
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Ne me demande rien Ne me dis rien |
| J’ai cherché, longtemps marché Pour arriver à ce soleil Où le cristal du vent n’est qu’un chant Alors, ici sur le sable Dans le désert de l’infini des voix sortent enfin, Elles ne se tairont plus Elles seront voix des guitares Flammes dans le noir Elles seront femmes, Danses nomades Etrangement belles J’ai cherché, longtemps marché pour arriver à cette mélodie Où l’océan a le cœur amoureux Alors, ici dans le bleu Dans le jour qui naît peu à peu La musique Des gens heureux |
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L’été dans sa robe d’organdi, au fil des jours, s’étire, s’enfuit L’automne, dans sa robe d’harmonie J’aime l’automne, et sa douce chanson. |
| Ecrire, à même le silence. Le dos sur le
sable, ouvert aux mots. Mots qui se bousculent, qui ont encore du mal
à venir. Douleur vive au sortir des tombeaux. Ecrire à
même le silence, cet océan de pourquoi, parfois
tâchés de sang ou d’odeurs de lavande. Oser
s’aventurer en soi, là où le verbe nouveau accentue
l’éclat de l’ombre ou la joie de la lumière.
Là où la parole devient sacrifice. Mais parler toujours,
dans le sourire innocent de la nuit qui avance. Ecrire en son
écho, de profundis. Je me retrouve au ventre de la terre, abasourdie de mots, et je n’entends plus rien, sinon que l’océan trop chaviré de l’inconscience. Ecrire, comme aller au delà de la terre trop lointaine, celle qui a porté puis enseveli l’homme avec son avenir. Le monde est là, immense et bleu, dans la source des visages il y a encore la raison du mot, l’herbe tendre à croquer dans la fenêtre des syllabes. Ecrire, tracer un chemin, suivre le fil du vent, mais toujours écrire, comme ce que l’on a retenu trop longtemps et qui vient, explose en millions de phrases maintenant célébrées dans leur naissance. Enfin ! |
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J’aimerai réunir le silence avec le silence Laisser cheminer le mot, puis le verbe A la porte de mon âme Là où l’ombre appelle la lumière A chaque aurore naissante …. J’aimerai assouvir Mon envie de bleu et d’harmonie Celle qui se tait, se fait parfois lenteur L’esprit se veut sable Partir, au delà de la dune Jusqu’à la terre sacrée … Afrique Marée entière et frissonnante |
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Chercheurs de vérité Je suis la rue bruyante |
| Si la page blanche ne dit plus rien Il faudra la patience Laisser venir un peu les pas du cœur Dans le labyrinthe intérieur Si je veux le voyage Je volerais peut-être une image d’Afrique Pour l’envol de mon âme Et je pourrai aller encore plus loin Sans escale Jusqu’au fleuve Rempli de mots et de silence De verbes sans destin Pétris dans leur douleur Nobles pourtant De vérité. |
| Les mots Il y a des fractures dans le silence Les mots au loin s’avancent S’égarent et s’enfuient Les mots sont étranges Ils nous échappent On ne les retient pas De la tête à la main Les mots font des caprices Entre chaque lignes Ils s’amusent, se mélangent Les mots sont taquins Mais ils sont surtout vivants Vivants Car le mot c’est la vie Paroles blessantes Paroles tendres, réconfortantes Paroles jamais prononcées Paroles en l’air, paroles difficiles à oublier Paroles à l’ombre, à la lumière Oui, les mots sont comme nous, « Ju-mots » Comme nous, ils naissent, grandissent, vivent et meurent Mais après nous, les mots demeurent Tout au fond des cœurs Et si jamais le temps les emporte, je t’en supplie Dis au vent de bien fermer la porte Et de ne pas trop faire de bruit ! |
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